Drôles de traditions pascales

17 Mar 2016
Drôles de traditions pascales

À Pâques, les chrétiens du monde entier célèbrent la résurrection de Jésus-Christ. En plus d'assister aux messes traditionnelles, certains en profitent pour faire vivre des traditions locales. En effet, si les cloches et les œufs en chocolat sont célèbres dans le monde entier, de nombreux rituels fascinants demeurent largement inconnus.

Vous souhaitez en savoir plus sur la manière dont Pâques est célébrée dans différents pays ? Voici quelques curieuses et amusantes traditions :

 

Pologne : paniers d'œufs et vêtements mouillés

La Semaine Sainte est une des périodes les plus particulières de l'année pour la très catholique Pologne. Les traditions locales veulent que chaque famille prépare des paniers remplis d'œufs et de confiseries. Le lundi de Pâques est également connu sous le nom de « lundi mouillé » et c'est une des journées les plus attendues des fêtes pascales en raison d'une coutume aussi ancienne qu'étrange. Ce jour-là, les Polonais jettent de l'eau sur leurs amis, leur famille et même sur les inconnus. Cette tradition remonte à l'époque païenne.

 

Philippines : crucifixions et actes de pénitence

Les crucifixions comptent parmi les rituels emblématiques de Pâques aux Philippines. Tout au long de la Semaine Sainte, les Philippins prennent part à des processions en portant de lourdes croix en bois. Ils se fouettent également le dos avec des lames ou des bâtons de bambou. Cela est perçu comme un acte de pénitence et les fidèles pensent que la flagellation leur permettra d'expier leurs péchés ou de soigner une maladie.

 

Antigua (Guatemala) : art floral de Pâques

Chaque année, la ville d'Antigua, au Guatemala, accueille les plus grandes célébrations de Pâques au monde. Sa Semaine Sainte, ou Semana Santa, est caractérisée par des processions grandioses durant lesquelles Jésus est représenté sur des tapis de fleurs. De nombreux artistes participent à la création de ces œuvres d'art uniques appelées alfombras, fabriquées à l'aide de sciure et d'une multitude de fleurs. Les alfombras recouvrent les rues de la ville tout au long de la Semaine Sainte.

 

Washington (États-Unis) : chasse aux œufs à la Maison-Blanche

En 1878, la capitale américaine vit le lancement d'une étonnante tradition d'une chasse aux œufs dans les jardins de la Maison-Blanche. Depuis lors, des milliers de personnes participent à cette coutume pascale à l'aide de grandes cuillères en bois. Les gens célèbrent également Pâques avec des démonstrations de cuisine, des compétitions sportives et d'autres activités placées sous le signe de la détente.

 

Norvège : le polar de Pâques

La tradition pascale norvégienne veut que l'on lise un roman policier, ou Påskekrim. Tout commença en 1923, lorsque deux Norvégiens décidèrent d'écrire un récit sur le braquage d'un train à Bergen. Cette histoire fut baptisée « Le Train de Bergen a été braqué cette nuit ». Le grand journal national Aftenposten assura la promotion du livre à sa une et les Norvégiens considérèrent ceci comme une véritable information. L'ouvrage rencontra un succès considérable et les éditeurs commencèrent à publier de nouveaux polars à chaque nouvelle fête de Pâques.

 

Bulgarie : des « combats » d'œufs de Pâques

Ce pays d'Europe de l'Est possède une vieille tradition de coloration des œufs le jeudi ou le samedi précédant Pâques. Selon la coutume locale, le premier œuf doit être rouge et la femme la plus âgée de la famille utilise le colorant encore humide pour faire le signe de croix sur le front des enfants. L'œuf est ensuite placé sous l'icône de la maison (Jésus ou Marie, en général) avant d'être conservé jusqu'à la fête de Pâques suivante. Les Bulgares utilisent plusieurs techniques pour teindre les œufs, la cire et les pigments végétaux étant les plus répandues. Le jour de Pâques, tous les membres de la famille participent à un « combat » d'œufs. Ces derniers sont tapés les uns contre les autres jusqu'à ce que leur coquille se brise. L'œuf qui reste intact à la fin de la bataille sera synonyme de santé pour celui qui le possède.

 

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