Tour d’horizon de la transcription

12 Apr 2016
Tour d’horizon de la transcription

La transcription consiste à reproduire par écrit un message délivré à l’oral. Elle garantit ainsi l’accessibilité et la bonne compréhension de contenus audio à un vaste public.

De plus en plus utilisée, cette technique unilingue prend en charge toutes les langues et tous les alphabets, et ce à partir de n’importe quel support. Elle peut être simple, c’est-à-dire réalisée dans un fichier annexe, ou incrustée directement et de manière synchrone dans une vidéo ou un diaporama.

 

Il s’agit d’un procédé rapide, précis et exhaustif, qui repose sur plusieurs piliers :

  • L’analyse par un professionnel : une fois le fichier reçu, la première étape consiste à en analyser le contenu, en termes notamment de débit de parole, de prononciation, de technicité du sujet, en encore de qualité du support. Le professionnel de la transcription est ainsi en mesure d’estimer au mieux le temps de travail nécessaire, en accord avec le cahier des charges du client.
  • Le respect des contraintes de lisibilité : à l’oral, la syntaxe est parfois défaillante. En effet, il arrive qu’un intervenant ait un tic de langage, se reprenne, fasse des phrases très longues, ou au contraire, ne les finisse pas. À l’écran, cependant, l’espace et le délai d’affichage disponibles sont limités. L’objectif premier de la transcription est donc de transmettre fidèlement le message, sans le trahir. Fort de son expérience, le professionnel de la transcription supprimera le cas échéant les hésitations ou les faux départs afin de fluidifier le langage. Il convient toutefois de noter que ces structures apparemment maladroites seront conservées si elles s’avèrent indispensables à la compréhension ou si elles sont voulues par leur auteur.
  • Une rédaction parfaite : réalisée par un professionnel chevronné, la transcription doit être irréprochable, du point de vue de la grammaire comme de l’orthographe. Cette même règle s’applique également aux noms propres et aux termes techniques. Le linguiste veille donc à effectuer les recherches nécessaires afin de livrer un contenu de qualité optimale.
  • Une ponctuation adaptée et conforme au bon usage : une bonne ponctuation facilite la lecture et la compréhension du message. Il convient donc d’adapter les signes typographiques (par exemple, des guillemets de type chevrons « » en français, ou de type double apostrophe “ ” en anglais) et de bien marquer les espaces insécables lorsque nécessaire. À titre d’exemple, les points de suspension pourront être utilisés pour représenter une pause de l’intervenant.
  • Une transcription sommaire des effets sonores : qu’il s’agisse des réactions du public, de bruitages spéciaux, de comportement non verbal ou de diction particulière, il peut s’avérer pertinent de souligner les effets non visuels. Les silences, à l’inverse, seront généralement exprimés par une absence de texte, mais pourront, comme expliqué ci-dessus, être mentionnés s’ils contribuent à un effet particulier.
  • Un encodage immédiat sur la vidéo : dans le cas d’une transcription codée, la transcription peut être directement incrustée à l’écran, de façon synchrone. Elle apparaît ainsi en bas de l’écran, permettant le visionnage de la vidéo et la lecture du texte. Si une couleur et une police de texte neutres sont généralement utilisées, il est possible de personnaliser ces paramètres à souhait. L’incrustation immédiate permet un gain de temps considérable au client.

 

La transcription comporte de nombreux avantages : 

De fait, elle permet d’atteindre un public élargi, regroupant les personnes entendantes, sourdes et malentendantes. Elle s’adresse également aux personnes natives comme allophones, qui ne maîtrisent pas encore totalement la langue source.

Elle constitue par ailleurs un puissant levier de visibilité, puisqu’elle optimise le référencement Internet d’une vidéo ou d’une bande-son.

Enfin, elle jette les bases d’un éventuel sous-titrage ou doublage : une fois le script prêt, il n’y a plus qu’à traduire et à doubler le contenu, ce qui représente un gain de temps non négligeable.
 

À savoir :

  • Plus la qualité du fichier audio est bonne, plus la transcription sera rapide ;
  • Si la transcription codée s’avère trop longue et que le transcripteur se voit obligé de réduire le message, il veillera à en conserver le sens ainsi que la structure et le vocabulaire initiaux.

 

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